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L'après-pétrole - piano4songs

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Dans 15 ans, il n'y a plus de pétrole. Aurons-nous encore à manger ?

Dans quelques années, l’humanité toute entière va connaître une grande catastrophe : dans 15 ou 20 ans, nous n’aurons  plus à manger.
     
En effet, nous entrons dans l’après-pétrole. https://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI Les comportements de Trump en sont la preuve : il veut s’accaparer des dernières miettes. Les engrais azotés, ceux qui font pousser très fort les plantes et grâce auxquels on a des rendements qu’on n’avait pas dans le passé, ces engrais n’existeront plus, car il faut beaucoup d’énergie et donc de pétrole pour les fabriquer. Au Maroc, les gisements de phosphate s’épuisent et ce pays est le principal producteur mondial comme il est dit dans https://www.stripfood.fr/grand-format-lagriculture-peut-elle-vraiment-se-passer-dengrais-mineraux/.
      
Dans tous les livres d’agriculture, on explique que, comme dans un tonneau où c’est la douelle la plus courte qui impose la contenance du tonneau, avec les engrais N-P-K, c’est celui en moindre quantité qui détermine la récolte. Il suffit donc qu’un seul de ces engrais soit en pénurie, et ils seront deux en pénurie, et les rendements agricoles s’effondrent.

Dans l'agriculture intensive, 70 % du phosphore épandu sur les champs n'atteignent pas les plantes. Le fumier de ferme est beaucoup plus indiqué et permet une économie circulaire du phosphore. C'est la raison pour laquelle notre agriculture devraient à nouveau se faire en polyculture-élevage.
    
On pourrait se dire qu’il faudra passer à l’agriculture biologique qui n’utilise pas d’engrais chimiques, mais il faut savoir que si un champ de blé en agriculture industrielle produit 10.000 kg de grain par hectare, par contre en agriculture biologique, ce ne sera que 4.000 kg. Et passer de l'agriculture conventionnelle à l'agriculture biologique ne se fait pas en un an, car il faut recréer la vie dans le sol qui a perdu beaucoup d'humus.
    
Cette pénurie alimentaire concernera le monde entier, car dans tous les pays, que ce soit l’Europe, les USA, le Brésil, l’Ukraine ou la Russie (je ne connais pas le riz, mais ce doit être la même chose), l’agriculture de tous ces pays est dépendante du pétrole et des engrais chimiques.
      
Il est probable que la faim sera généralisée.

En une quinzaine d'années, il faudrait changer complètement de civilisation. C'est impossible. D'ailleurs, actuellement, qui s'y prépare ? Personne. Le réveil sera dur, très dur.

On pourrait se dire que le prix des aliments va augmenter très fort et qu'on pourra toujours manger. Mais seules les personnes fortunées pourront alors se nourrir convenablement. Les agriculteurs et les négociants auront un bon prix sur une faible partie de leur production, et que font-ils avec le reste ? Il est probable qu'il devront baisser les prix puisqu'il y aura beaucoup d'offre et peu de demande. Mais comme les intrants coûteront une fortune, on voit que ce système, le système économique actuel, ne tiendra pas. Il faudra créer quelque chose de neuf, mais ce sera difficile à imaginer, car le système basé sur l'offre et la demande est un mécanisme naturel basé sur des besoins non satisfaits. Comme le dit Jancovici, il faudra aller vers plus de sobriété qui elle-même  devra aller de pair avec plus de solidarité. C'est la seule façon d'arriver à un équilibre harmonieux qui n'est pas basé sur la loi du plus fort, c'est-à-dire l'offre et la demande. Quand on aime quelque chose de simple, c'est qu'on l'apprécie vraiment, alors que ce n'est pas toujours le cas pour les choses coûteuses, à l'instar des petits enfants comme ma maman qui aimait mieux sa poupée en chiffon qu'une poupée de luxe.

Petite anecdote personnelle : vers l'année 1.900, mon grand père était enfant et devait aller conduire leur unique vache le long des chemins, car ces gens n'avaient pas de prairie. Combien y a-t-il de personnes actuellement qui peuvent imaginer qu'on pourrait retourner à pareille situation ? Je me rappelle avoir vu la photo d'une femme conduisant ainsi sa vache tout en tricotant. Cette scène ne devait donc pas être si rare que ça.
    
Avec les batteries de Carnot avec pompe à chaleur que je décris dans un autre menu, les tracteurs électriques pourraient sembler une solution. Toutefois, ils seront beaucoup moins puissants que les tracteurs thermiques actuels, puisque Fendt propose https://www.fendt.com/fr/machines-agricoles/tracteurs/fendt-e100-v-vario mais ce tracteur électrique n'a qu'une puissance de 75 chevaux-vapeur. La capacité de la batterie de 100 kWh  permet de travailler 5 heures. Autrement dit un vraiment petit tracteur. New Holland propose https://agriculture.newholland.com/fr-fr/europe/produits/tracteurs/t4-electric-power qui a pratiquement la même puissance et la même capacité de batterie. Le poids du tracteur est de 4 200 kg, soit plus de 1 000 kg de plus que  le T4.75 à moteur diesel. Il n'est probablement pas possible d'avoir plus puissant, car le poids des batteries serait alors beaucoup trop important, et un tracteur lourd compacte le sol, ce qui est très mauvais d'un point de vue agronomique. Actuellement (janvier 2026), d'excellentes batteries au sodium sont mises sur le marché. Elles ne flambent pas comme le lithium, sont moins chères et fonctionnent jusque - 40 °C. Elles seront donc le complément idéal de nos panneaux solaires.  Malheureusement, elles sont plus lourdes que celles au lithium et donc, ne permettront pas d'avoir des tracteurs plus puissants.

Une autre possibilité est d'utiliser un tracteur fonctionnant avec le biogaz produit à la ferme. New Holland propose https://agriculture.newholland.com/fr-fr/europe/produits/tracteurs/t6-methane-power . Une alternative aux micro-méthaniseurs se trouve chez Bennamann qui récolte le méthane directement au-dessus de la fosse à lisier https://bennamann.com/

Toutefois, Bioelectrc nous dit qu'un micro-méthaniseur nécessite un troupeau d'au moins 100 vaches laitières https://www.youtube.com/watch?v=Er3jCpwlOOM Ce n'est donc pas si micro que ça. Voici un retour d'expérience : https://www.youtube.com/watch?v=fblkNxbwGVA

La  méthanisation permet de produire du méthane (CH4 où C est du carbone) à partir de lisier de bovins. Le digestat contient donc  un peu moins de carbone que le lisier de départ. Je me suis demandé quelle était la différence. L'IA m'a bien aidé.
    
1 m³ de lisier de vache (bovins) contient généralement entre 25 et 40 kg de carbone organique, avec une moyenne souvent  retenue autour de 30-35 kg C/m³, bien que cela dépende fortement de la matière sèche (MS).
                                                      
Voici le détail du calcul et l'application du ratio de Van Bemmelen :
                                                         
1. Composition du lisier et Carbone              
                                                              
  • Densité : 1 m³ de lisier pèse environ 1 000 kg (1 tonne).
  •                                                           
  • Matière Sèche (MS) : Le lisier de bovins contient environ 7 à 8 % de MS (soit 70-80 kg MS/m³), pouvant varier de 5 à 15%.
  •                                                           
  • Carbone Organique (C) : La matière sèche contient une part importante de carbone. Une estimation classique est que la  Matière Organique (MO) est composée à environ 58 % de carbone.                                                          
                                                          
2. Le Ratio de Van Bemmelen
                                                          
Le ratio de Van Bemmelen est utilisé pour convertir la quantité de matière organique (MO) en carbone organique (C), ou inversement  : Carbone (C) = Matière Organique (MO) / 1,724
                                                         
Ou en d'autres termes : MO = C * 1,724

Application : Si 1 m³ de lisier contient environ 50-60 kg de matière organique (estimation), alors le carbone organique est de : 60  kg MO / 1,724 = 34,8 kg C
                                                          
1 m³ de biogaz brut (mélange de méthane et CO₂) contient généralement entre 0,5 kg et 0,7 kg de carbone (C), selon sa  composition et sa masse volumique.

Voici les éléments clés de cette estimation :

Composition du biogaz : Il contient généralement 50 à 70 % de méthane et 30 à 50 % de dioxyde de carbone.

  • Masse volumique : La masse volumique du biogaz est d'environ 1,2 kg/m³.
  •                                               
  • Contenu carbone : Avec une masse volumique d'environ 1,21 kg/m³ (pour des ordures ménagères) , la masse de carbone solide est d'environ la moitié à deux tiers du poids total du gaz.
  •                                                                                          
    Note : Cette valeur concerne le carbone contenu dans le gaz lui-même, et non les émissions  lors de sa combustion.

    L'IA indique qu'en 6 mois (hiver), une vache produit environ 10 m³ de lisier. En micro-méthanisation, 1 m³ de lisier produit environ 20 m³ de biogaz et 1 m³ de biogaz permet de produire environ 2 kWh d'électricité utilisable. Un troupeau de 100 vaches, un minimum pour une installation de micro-méthanisation d'après Bioelectric, produit donc en 6 mois 1.000  m³ de lisier, 20.000 m³ de biogaz et 40.000 kWh d'électricité.
        
    Autrement dit, une vache qui reste à l'étable toute l'année pour pouvoir récolter son lisier pour la méthanisation (le pâturage est une méthode plus économique pour valoriser l'herbe) produit 20 m³ de lisier, 400 m³ de biogaz et 800 kWh d'électricité, soit 800 kWh / 365 jours = 2,19 kWh/jour. Cela représente un moteur électrique de 1 kW qui fonctionne pendant un peu plus de 2 heures. Ce n'est pas rien, et cette énergie doit venir de quelque part, en l'occurrence du carbone qui brûle dans le moteur de cogénération.
        
    L'IA nous avait indiqué que 1 m³ de lisier contient 32 kg de carbone et que 1 m³ de biogaz contient 0,6 kg de carbone. 20 m³ de  lisier contient donc 20 m³ * 32 kg carbone / m³ lisier = 640 kg de carbone dans le lisier. Dans le biogaz, 400 m³ contiennent 400 m³ *  0,6 kg carbone = 240 kg carbone.
        
    On peut donc en déduire que la méthanisation prive nos terres de 240 / 640 = 37,5 % de carbone par rapport à un épandage de lisier  qui n'a pas servi pour la méthanisation. On peut donc se demander si cette perte de plus d'un tiers n'est pas un handicap pour le sol  ou tout simplement du gaspillage agronomique. Car le rendement énergétique de la cogénération, du moins pour la production  d'électricité, n'est que de 30 %. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Il y bien une production de chaleur, mais qu'en fait-on en été ? Voyez https://www.renouvelle.be/fr/le-biogaz-un-outil-pour-decarboner-nos-reseaux-de-chaleur/ Tout cela demande une mobilisation de capitaux très importante.

    Concernant le carbone dans les méthaniseurs, j'entends qu'il y a deux sortes de carbones : le carbone rapide ou labile, et le carbone stable. L'IA me dit ceci :
     
    La méthanisation dégrade une grande partie du carbone labile (facilement biodégradable) des matières organiques pour produire du  biogaz, réduisant ainsi la "nourriture" immédiatement disponible pour la  vie microbienne du sol. Cependant, le digestat conserve le  carbone stable (humique) qui contribue à la formation de l'humus et au stockage de carbone à long terme.
      
    Voici les points clés concernant le carbone labile et la méthanisation :
    • Destruction du carbone labile : Les bactéries anaérobies dans le méthaniseur consomment le carbone labile, le transformant  en méthane et dioxyde de carbone plutôt qu'en matière organique pour le sol.
  • « Faim en carbone » :  L'absence de carbone labile dans les digestats peut réduire l'activité biologique de la biosphère   microbienne du sol à court terme.
  • Maintien du Carbone Stable :  Les digestats sont riches en carbone humique (stable), ce qui permet de  maintenir les stocks de matière organique du sol sur le long terme, au même titre qu'un fumier classique.
  • Recommandations :  Pour compenser la perte de carbone labile, il est recommandé d'inclure des cultures intermédiaires (CIPAN) ou des apports de matières végétales  brutes dans la rotation.
  • Valorisation : Le digestat reste un excellent amendement et engrais, car bien que le carbone labile soit réduit, les éléments nutritifs sont conservés et plus facilement assimilables par les plantes.    

  • En  résumé, la méthanisation transforme le carbone labile en énergie, en laissant un digestat riche en carbone stable pour le sol, avec une nécessité d'équilibrer les apports organiques au champ.
      
    Donc, si les 37,5 % de carbone retirés du lisier dans le méthaniseur sont du carbone labile, il est impératif de connaître les conséquences de cette perte. D'après la réponse de l'IA, le taux d'humus n'est pas affecté mais bien la vie dans  le sol. Et un bon tiers, ce n'est pas rien.

    Le  carbone labile présent dans le lisier, constitué de matières organiques  rapidement dégradables (sucres, acides aminés, acides organiques), joue un rôle agronomique crucial, principalement axé sur la stimulation biologique et la fertilité immédiate du sol, plutôt que sur le stockage de carbone à long terme.
    Voici les principaux bénéfices agronomiques du carbone labile dans le lisier :
    • Activation de la vie du sol (Microbiologie) :  Le carbone labile est la principale source d'énergie directement  assimilable par les microorganismes du sol. Son apport stimule une  activité microbienne intense, essentielle pour le recyclage des  nutriments (minéralisation).
    • Amélioration rapide de la structure du sol :  En stimulant les bactéries et champignons, il favorise la formation  d'agrégats stables, ce qui améliore la structure du sol, la porosité,  l'aération et la rétention d'eau.
    • Valorisation des éléments nutritifs (NPK) :  Bien que le lisier soit riche en azote minéral (ammoniacal) directement  disponible, le carbone labile aide à la "biominéralisation" en  stimulant les microbes qui transforment la matière organique du sol en  nutriments disponibles pour les plantes.
    • Indicateur de santé des sols :  Le carbone labile est un indicateur plus sensible que le carbone  organique total (COT) pour évaluer la réponse du sol aux pratiques  culturales (amendements, travail du sol).
    Comparaison : Lisier vs Fumier
    Contrairement  au fumier, qui contient plus de carbone stable (humus) pour le stockage  à long terme, le lisier est riche en carbone labile qui se minéralise  rapidement. Il est donc idéal pour une stimulation biologique immédiate mais moins efficace pour l'augmentation durable du taux de matière organique.
    Recommandations :  Pour maximiser son utilité, le lisier est idéalement apporté sur des cultures à forte demande rapide ou avant le semis pour stimuler la  rhizosphère

    De ces dernières phrases, j'en conclus qu'avec la méthanisation, on se prive des atouts du lisier, en sacrifiant sa partie la plus utile d'un point de vue agronomique, le carbone labile, en ne conservant que ce pourquoi il est moins doué que le fumier, le carbone stable. Que vaut-il mieux : produire un peu d'électricité avec un mauvais rendement ou soigner sa terre ?
                 
    Utiliser son propre carburant produit sur la  ferme semble une très bonne solution, puisque nous sommes dans une  économie circulaire permettant une autonomie totale en énergie.  Toutefois, comme expliqué après 18:45 dans https://www.youtube.com/watch?v=a0J2gj80EVI  , un système économique basé sur la croissance et l'endettement n'est pas tenable, car nous vivons dans un monde qui a des limites. Or, les  installations de biométhanisation s'inscrivent dans ce mécanisme, car il  faut pouvoir les payer. Si nous  avons atteint notre niveau de vie actuel, c'est grâce au pétrole. Sans  lui, pas de Sécurité Sociale, impossible d'approvisionner les villes. On peut donc se demander si, lorsque toute l'économie sera privée de pétrole, les capitaux seront encore disponibles pour financer la  construction de méthaniseurs et l'achat de tracteurs. On peut aussi se demander si des fermes de 100 vaches laitières  pourront encore exister, car se pose la question de comment on va écouler tout ce qui y est produit, alors qu'il n'y a plus de pétrole pour la commercialisation. C'est pourquoi, je pense qu'il ne faut pas  sous-estimer la possibilité de travailler avec des chevaux-crottins qui sont beaucoup plus respectueux du sol que  de lourds tracteurs et qui sont compatibles avec une agriculture de proximité. Les rentrées d'argent et le coût de la production ne sont plus les mêmes, et ce n'est pas parce que le chiffre d'affaire du fermier sera  réduit qu'il gagnera moins bien sa vie. Et il aura gagné en sérénité. De plus, les chevaux participent à la polyculture-élevage puisqu'il se nourrissent des cultures et nourrissent eux-mêmes ces cultures. Ils préservent donc la vie dans les sols, contrairement à la méthanisation qui la perturbe. Nous avons la chance en Belgique d'avoir une magnifique race : le  Cheval de Trait Belge (l'Ardennais belge est très apparenté) qui pour le  moment est devenu un animal de concours ou de loisirs, mais qui  pourrait retrouver toute son utilité.

    Voici de très spectaculaires étalons de trait belge :
    https://www.youtube.com/watch?v=WJj4jTXpWiA  avec quelques juments en fin de vidéo. Cette vidéo date de 1999. Les chevaux étaient alors un peu moins grands qu'actuellement (2026).

    Si on utilise à nouveau des chevaux en agriculture, le foncier devra être complètement modifié, car avec des chevaux, il n'est pas possible de cultiver 100 hectares avec un seul homme avec son gros tracteur comme on le fait actuellement. Cela devra soit passer par une réforme agraire avec démembrement, soit que ceux qui possède 100 hectares louent de plus petites surfaces à d'autres fermiers.

    On pourrait se dire que tout ceci est peu probable. Mais alors, pourquoi s'esquinter à extraire péniblement le pétrole de schiste beaucoup plus compliqué techniquement et beaucoup moins rentable, si le pétrole conventionnel est encore abondant ?

    De toute façon, un conférencier comme  Arthur Keller nous dit que nous devrons repartir d'une page blanche. Il est plus que temps de dire ce qu'il faut mettre dans cette page blanche. Ce que je propose est déjà une bonne partie de la solution. Peut-être y en a-t-il d'autres. Ne perdons pas espoir, mais prenons notre destin en main. C'est plus qu'urgent. Dans les temps anciens, la vie était rude. Concevons des machines de faible puissance qui peuvent alléger le travail de l'homme et partageons ce travail avec nos gentils compagnons qui fonctionnent au foin et à l'avoine.

    La Fabriculture  https://www.lafabriculture.fr/fr/30-agricole a construit un avant-train

                                   

    La barre de  coupe se trouve à côté du meneur, ce qui est beaucoup plus facile à surveiller qu'une barre de coupe se trouvant 3 mètres en arrière comme dans le matériel américain. La barre de coupe est une Busatis à double lame. Cela coupe comme un rasoir. Vous pouvez voir cet avant-train en mouvement dans https://www.youtube.com/watch?v=oA41Cny-HKg après 1:18. Normalement, cet avant-train est en plus équipé d'une prise de force qui est absente dans cette vidéo.

    La Fabriculture a également construit une autochargeuse qui charge le foin dans un chariot :
                                                        
        
    Il manque un maillon dans cette série de machines de récolte du foin : un chariot à placer entre l'avant-train et l'autochargeuse, car le meneur doit pouvoir travailler seul sans quitter le siège de l'avant-train. Dans les vidéos suivantes, on voit toujours un aidant dans le chariot en train de répartir le foin. C'est une opération à éviter.
        
    https://www.youtube.com/watch?v=JN_zBuL5Phk
    https://www.youtube.com/watch?v=RkXNPm1xhZg
    https://www.youtube.com/watch?v=m0fcQngOXXI
          
    J'en arrive donc à me dire qu'il vaudrait mieux utiliser une remorque surbaissée (mais avec de grandes roues, car les petites roues vont caler dans les ornières), ce qui fait gagner de l'espace en hauteur comme on peut le voir dans : https://www.youtube.com/watch?v=8TxTCx_C2zI   mais    https://www.youtube.com/watch?v=KTTpMh30IYA   montre que répartir le  foin dans le chariot est très chronophage. Il vaut mieux équiper une remorque de ridelles et de faire avancer le foin avec un treuil actionné depuis l'avant-train.
                      
    Cinq cloisons sont entassées verticalement à l'arrière de la remorque, près de l'autochargeuse. Les deux premières cloisons forment un compartiment de 1,20 m. Le foin venant de l'autochargeuse va y tomber. Lorsque le fermier voit dans un rétroviseur depuis l'avant-train que le compartiment est rempli jusqu'en haut, il arrête les chevaux, se lève de son siège sur l'avant-train, se retourne et debout sur la plate-forme de l'avant-train, il fait tourner la manivelle d'un treuil fixé à l'avant de la remorque. Ce treuil tire sur les cloisons qui avancent ainsi dans la remorque. Le plancher de la remorque devra donc être lisse pour que le foin glisse facilement. Les cloisons doivent avancer de 1,2 m à la fois afin de créer un nouveau compartiment vide près de l'autochargeuse afin d'y recevoir le foin. Lorsque c'est fait, le fermier peut alors repartir avec les chevaux.
              
    Lorsque la première cloison atteint l'avant de la remorque, nous aurons 4 compartiments de 1,2 m. Il serait bien que le fermier puisse continuer à exercer  une traction avec le treuil sur les cloisons, afin de comprimer le fourrage et obtenir des compartiments de 70 cm au lieu de 1,20 m. Ainsi, il pourra charger plus de foin dans la remorque dont le dernier compartiment chargé ne sera pas comprimé. Cette compression pourrait se faire en tirant uniquement sur la dernière cloison qui va pousser les autres devant elle. Si la remorque a une longueur de 4,8 m, cela ferait 4 compartiments de 1,2 m avec 5 cloisons. Après compression, nous aurons 5 compartiments. Le plus simple, je crois, serait d'avoir un deuxième treuil accroché uniquement à la dernière cloison. Ce deuxième treuil ne sera donc actionné qu'en fin de remplissage, lorsque la remorque est pleine sans compression.

    Pour que la manivelle du treuil ne revienne en arrière sous la pression du fourrage, on pourrait monter sur le treuil une roue crantée, une roue à cliquets  qui empêche de revenir en arrière. Pour décharger la remorque,  il faudra libérer le treuil, ce qui peut se faire facilement en appuyant un peu sur la manivelle. Le cliquet peut alors être facilement libéré.

    Pendant le chargement sur la prairie, les cloisons formant les compartiments seront tirés par des cordes solides qui s'enroulent sur un treuil, en rouge.
                                      
        
    Le fermier tourne une manivelle à la main depuis la plateforme de l'avant-train. Les cloisons sont guidées par des tringles ou des glissières en rouge. Le treuil devra toujours tirer uniformément sur les 4 cordes afin que les cloisons ne coincent pas sur les glissières. Il y a deux treuils à l'avant : l'un fait avancer de 1,2 m les compartiments délimités par les cloisons. Le deuxième treuil est utilisé quand le chariot est complètement rempli pour comprimer le chargement en tirant sur la dernière cloison à l'arrière afin de gagner un compartiment en plus.
        
    De retour  à la ferme avec le chariot qui est attaché entre l'avant-train et l'autochargeuse, il faut pouvoir débarquer le foin facilement.
      
                               
        
    Nous sommes donc à la ferme, près du fenil. Un troisième treuil se trouve à l'arrière du chariot. Ce troisième treuil est accroché à la première cloison se trouvant à l'avant du chariot. Cette cloison pousse tout le chargement vers l'arrière qui tombe sur le sol, et quand une cloison se présente à l'arrière, le fermier l'enlève à la main pour la mettre à l'écart, donc à la force des bras. Cela doit se faire facilement, car le chariot a 2 m de large sur 2 m de haut. Autrefois, je parlais de faire un chariot de 3 m de haut, mais 2 m est mieux, puisque l'autochargeuse a un hauteur e 2,30 m. Il vaut mieux mettre deux chariots à la queue leu leu et ne pas compliquer.
        
    Quand le déchargement est terminé, le fermier devra à nouveau placer à la main sur les tringles les cloisons qui se trouvent à l'écart, les unes contre les autres à l'arrière du chariot. Il devra donc à nouveau accrocher les cordes des deux treuils qui se trouvent à l'avant près de l'avant-train, notamment les cordes de 1,2m de long entre les cloisons qui permettent d'avoir des compartiments de 1,2 m de long.
        
    Retirer les cloisons une à une à la main est vraiment très simple. Il n'y a aucune mécanique compliquée. Simplement, il faudra s'assurer que remettre les cloisons en place sur les 4 tringles du chariot puisse se faire facilement.

    Dans une autochargeuse Pöottinger, la densité du foin sec est de 60 kg/m³. Admettons que nous ayons 45 kg/m³ dans notre chariot dont les dimensions sont 2 m large * 2 m haut * 5 m long, soit 20 m³. Avec deux chariots en enfilade tirés par les chevaux, nous aurions 40 m³ * 45 kg/m³ = 1.800 kg. Une coupe de un hectare de prairie ayant reçu une bonne dose d'engrais azoté donne 3.000 kg de foin. Moins de 2 passages suffisent pour charger un hectare  tout en restant constamment sur l'avant-train, mais en s'arrêtant de temps en temps pour tourner à la manivelle du treuil.      

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    Actuellement, le matériel agricole à traction chevaline est généralement destiné au maraîchage ou à la viticulture. De mon côté, je voudrais développer des machines plutôt destinées aux fermes de polyculture-élevage. Je pense à une moissonneuse-batteuse pour traction chevaline. Vous connaissez les anciennes moissonneuses-lieuses comme https://www.youtube.com/watch?v=VvEK4jvGcBQ ou encore https://www.youtube.com/watch?v=HVSiRGVpeAk
    Ce serait le même genre de machine mais sans tapis, et le blé ne sera pas mis en gerbes, mais les épis seront frappés comme dans https://www.youtube.com/watch?v=MxXGS8nxZTo  Cela se fait aussi souvent avec des maillons de chaînes. Pendant le battage, les pailles devront être maintenues fermement. Les grains seront transférés par une vis d'Archimède dans le chariot qui se trouve derrière et la paille est éjectée sur le sol sans  être nouée. Cette paille pourra par après être chargée dans un chariot surbaissé avec une autochargeuse spécialement conçue pour la paille, car notre autochargeuse pour le foin de La Fabriculture n'est pas faite pour la paille. J'imagine une autochargeuse pour la paille de la façon suivante :
                                          

    Ainsi, il ne faut pas une main d'oeuvre nombreuse pour faire des dizeaux. C'est trop chronophage. Un dizeau est composé de 10 gerbes, d'où son nom,  faites à la main ou à la moissonneuse-lieuse qui sont appuyées l'une contre l'autre verticalement.

            

    Si on faisait ainsi, c'était pour laisser sécher le grain sur le champ pour pouvoir le battre ensuite à la ferme à la force des bras avec un fléau, parfois longtemps après, en hiver quand les fermiers avaient moins de travail. Il y a très longtemps, ma maman avait peint un tableau avec des dizeaux :

                                                              

    C'était très poétique, surtout le matin quand on voyait les toiles d'araignées qui allaient d'un dizeau à l'autre. C'était très beau, mais quel travail !

    Avec notre moissonneuse-batteuse à traction chevaline, le fermier pourra faire toute la moisson seul, en restant tout le temps assis sur sa machine. C'est la philosophie de ces outils : ce sont les chevaux qui doivent travailler, pas les hommes. Le grain pourra ensuite être séché si nécessaire dans une serre ventilée comme nous l'avons fait pour le foin https://www.youtube.com/watch?v=pmEh3H3u998&t=278s. Il faut comparer cette manière de faire avec les grosses moissonneuses-batteuses à moteur qu'on utilise actuellement en agriculture industrielle. Le battage se fait pendant la récolte mais le grain doit encore parfois aller dans un séchoir qui demande de l'énergie. Ce ne sera bientôt plus possible si celle-ci devient hors prix.
        
    Cette moissonneuse-batteuse doit être à l'échelle des chevaux, donc assez mini comme dans https://www.youtube.com/watch?v=pioTTSIhaRs  Elle sera composée de 3 ou 4 unités comme vous pouvez le voir ici :
                                       
    En rouge, des barres pointues distantes de 40 cm pénètrent dans le blé qui est encore sur pied, donc encore attaché à ses racines. Toujours pas fauchés, une riveûse (en bleu) frappe les épis. Le grain tombe dans un bac en vert d'où il est évacué par une vis d'Archimède dans une remorque solidaire se trouvant à côté de la moissonneuse-batteuse. Une riveûse est un mot du patois wallon. Vous pouvez voir ce que c'est dans https://www.youtube.com/watch?v=vhakLVt8EF0 , surtout en 1:35 minutes. Trois ou quatre riveûses décalées permettent de récolter une largeur de 1,2 m à 1, 5 m, compatible avec la force des chevaux. Pour terminer, une barre de coupe en brun fauche les pailles et permet ainsi aux chevaux de passer au tour suivant.
         
    Dans le  menu "Faire du foin quand il pleut" du présent site web, nous décrivons une serre pour sécher le foin de 8,5 m * 30 m dont la couverture ne descend pas jusqu'au sol mais s'arrête 40 cm plus haut. Cela sèche très bien sans aucun ventilateur. Pour sortir le foin de la serre, on peut utiliser un râteau comme cela se faisait en Frise (Pays-Bas), un poussoir comme dans https://www.youtube.com/watch?v=8PBioScui-I   après  6:11 ou encore dans https://www.youtube.com/watch?v=vFc49Dj0rdE entre 16:00 et 19:50. Le foin est ainsi poussé à l'extérieur de la serre sur une toile à plat par terre qu'on referme ensuite sur le foin pour la lever avec une grue à main ou sur batterie. Les chevaux utilisés étaient des chevaux frisons, une race de trait léger. Ces chevaux ont la particularité de relever très fort les genoux quand ils trottent. C'est très spectaculaire.

    Cette serre pourra aussi servir à sécher les grains de céréales qui ne seront pas encore secs lors de la moisson. Si on faisait des dizeaux, c'était pour sécher le grain. Avec la moissonneuse-batteuse sans les dizeaux, la serre sera bien utile certaines années. Le sol de la serre devra être bétonné pour ne pas incorporer de la terre dans le grain.
       
    On pourrait mettre un tarare derrière la moissonneuse-batteuse, mais cela va surcharger les chevaux. Il vaut mieux vanner avec un tarare à la ferme, un tarare qui tourne avec une batterie au sodium que les panneaux solaires auront chargée. Un tarare est un appareil qui sépare les grains de blé de la balle par ventilation. Vous pouvez le voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=w1Npk1M9cok
        
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    Pour alléger le travail des hommes, nous pourrions également construire une arracheuse de pommes de terre comme https://www.youtube.com/watch?v=zl2FfuXF8b0      
          
    ou https://www.youtube.com/watch?v=q2iP0VsNX4I       
          
    ou encore https://www.youtube.com/watch?v=9uyO-4_byeQ         
          
    Je vois aussi celle de Prommata https://www.youtube.com/watch?v=-JMtTwFpOdg . La Fabriculture a repris les fabrications de Prommata.
          
    Mais ensuite, il manque une machine : une chargeuse de patates dans le chariot, car je vois toujours de nombreuses personnes à 4 pattes en train de remplir des paniers. Cela ne va pas. Ainsi, j'ai trouvé une vidéo où un fermier disait qu'il devait demander à tous les villageois de venir l'aider à ramasser ensuite les tubercules à la main après avoir passé l'arracheuse. Il manque donc une machine pour faire cette opération. Voyez cette vidéo avec des chevaux de trait belge https://www.youtube.com/watch?v=YORDy8EmNQ4
          
    J'ai donc réfléchi comment faire. Il ne faut pas surcharger les chevaux. Il vaut donc mieux faire une opération à la fois. Pour commencer, déterrer les patates avec une arracheuse. Quand les pommes de terre auront été mises à nu en surface sur le sol, nous pourrions les ramasser en un deuxième passage avec une machine qui fait monter les tubercules mélangés à un peu de terre sur un tapis qui élimine les mottes de terre pour ensuite monter les tubercules dans une remorque pas trop grande pour ne pas surcharger les chevaux. Cette remorque sera accrochée derrière la machine avec le tapis et entre les deux, il y aura une bande transporteuse à godets. J'ai trouvé une machine neuve en Pologne qui pourrait tout à fait convenir pour séparer la terre des tubercules :
          
    https://www.agriexpo.online/fr/prod/bomet-sp-z-oo-sp-k/product-168575-178783.html
          
    Voyez la vidéo, c'est très instructif.
          
    Notre nouvelle machine ne devra pas arracher les pommes de terre comme c'est prévu chez Bomet, cela demande un tracteur de 25 CV, c'est beaucoup trop pour des chevaux, mais simplement soulever les tubercules de la surface du sol et les faire monter dans la remorque, ce qui ne peut se faire qu'en prélevant également un peu de terre qu'il faut éliminer avec le tapis. La seule chose intéressante pour nous dans cette machine est le tapis secoueur.

    Les planteuses de pommes de terre qu'on utilisait autrefois avaient besoin de 3 personnes pour fonctionner. Nous le voyons après 6 minutes dans  https://www.youtube.com/watch?v=pXRY67C3MYs  . Il faut absolument trouver un moyen pour que la machine s'alimente d'elle-même en tubercules à planter.
          
    De même, autrefois, je me rappelle la récolte des betteraves fourragères qui, en Belgique était une culture très répandue car produisant beaucoup. Une charrue spéciale soulevait les racines. Il fallait les décolleter à la main (il faudrait imaginer une décolleteuse tirée par les chevaux) et ensuite les jeter à la force des bras dans une remorque avec une fourche à 2 dents. Toutes ces machines devraient dans la mesure du possible être utilisée par un homme seul qui guide les chevaux en même temps qu'il dessert la machine.

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    Pour détruire les engrais verts, on pourrait utiliser une machine qui ressemble comme deux goûtes d'eau à une déchaumeuse, mais dont les disques sont droits et il suffit de lester cette déchaumeuse qui sera je pense facilement tirée par deux chevaux. En passant sur les végétaux qui ont été fauchés avec la barre de  coupe de l'avant-train, l'engrais vert devrait être déchiqueté. Et pendant ce temps, le fermier est  confortablement assis dans l'avant-train. Les disques ne doivent pas remuer la terre comme dans https://www.youtube.com/watch?v=85IOiWIgr7s  mais simplement couper en petits morceaux les tiges des plantes sur le sol qui ont été fauchées avec la barre de coupe de notre avant-train.

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    Les batteries au sodium qui arrivent sur le marché actuellement devraient être financièrement abordables tout comme les panneaux photovoltaïques. Il serait donc utile d'avoir des outils électriques qui allègent la tâche du fermier, comme un décompacteur de fumier, probablement sous forme d'une fraise qui projette le fumier dans un bac qui peut être levé et déversé dans l'épandeur de fumier pour cheval au moyen d'un diable avec treuil. Voici cet épandeur :

        
    Il faudra également penser à des semoirs, comme par exemple pour semer les céréales  https://www.youtube.com/watch?v=eEdhJnkQbh4   ou planter les pommes de terre  https://www.youtube.com/watch?v=pXRY67C3MYs  . Ces machines existaient autrefois. Il suffirait d'en faire des copies.

    Voici des chevaux de trait belge au travail. Ce sont pour la plupart des juments.
    La plupart de ces vidéos ont été tournées en Zélande, au Pays-Bas, près de la Belgique. Pourquoi y a-t-il beaucoup de chevaux de trait belge aux Pays-Bas, et de très bons chevaux ? Pendant la guerre de 14-18, les Pays-Bas étaient une zone neutre.  https://www.courrierinternational.com/article/2014/08/02/pays-bas-une-neutralite-cherement-maintenue Comme les Allemands réquisitionnaient les chevaux, beaucoup de reproducteurs de qualité qui se trouvaient en Belgique, des champions donc, ont été planqués en Hollande. On raconte que des fermiers avaient caché leur cheval dans la cuisine. C'est ainsi que ce pays a actuellement un élevage équin de très bonne qualité.

    Dans les prochaines années, j'aimerais faire construire ces machines par l'Atelier Houssa en Belgique : https://www.atelierhoussa.be/    Cette entreprise fait des machines sur mesure.

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    Les fermes devront donc être exploitées en polyculture-élevage. Cela veut dire qu'il faut tenir des bovins. Or, on nous dit qu'ils sont responsables de 13 % des émissions mondiales de CO2 et sont donc une cause majeure du réchauffement climatique.

    Par rumination, les bovins éructent du méthane par la bouche. Ce ne sont donc pas des pets qui le produisent comme on l'entend souvent. Ce méthane se retrouve dans l'atmosphère où il se transforme en CO2 après 10 ans.

    Supposons que la vache ne fasse pas du méthane, mais directement du CO2. Ce CO2 est absorbé par l'herbe par photosynthèse. Cette herbe est mangée par la vache. Nous voyons donc que la vache recycle parfaitement ce qu'elle a produit. On appelle cela le cycle du carbone. La vache n'apporte pas un gramme de carbone supplémentaire dans l'atmosphère. Si c'était le cas, la loi de Lavoisier ne serait plus respectée.

    Le seul reproche qu'on puisse faire à la vache est qu'elle produit du méthane et non du CO2. Le méthane a un effet de serre 28 fois supérieur au CO2. Toutefois, cet inconvénient ne dure que 10 ans. Quand la vache est décédée, elle ne pollue absolument plus, contrairement aux voitures thermiques dont le CO2 est pratiquement éternel. Quand on dit que les bovins sont responsables de 13 % des émissions mondiales de CO2, on comprend que ce CO2 pollue comme celui des voitures. Il conviendrait donc de préciser.

    J'entends également que l'azote du fumier forme en partie du N2O (protoxyde d'azote) au niveau du sol qui est un GES 300 fois plus réchauffant que le CO2. Pourtant, cultiver avec les effluents d'élevage est généralement considéré comme une bonne pratique, surtout en agriculture biologique dont la base est le compost. De plus, les prairies ne peuvent exister sans les bovins et elles sont des puits de carbone très importants. Par contre, on omet de dire que les engrais azotés de synthèse ont le même inconvénient dû au N2O. Dès lors, pourquoi s'attaquer à ces petites bêtes, alors qu'on ne dit rien du rôle néfaste des engrais chimiques. Deux poids, deux mesures.

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